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Personnages

Histoires étranges de persos

Persos amoureux

Rappar wrote:
> Puis-je compter sur le joueur pour qu'il se mette lui même en position  de faiblesse? Comme quelqu'un le disait à propos de la triche aux dés:  "je n'ai jamais vu un joueur tricher pour _rater_ un jet". Un guide de l'interprétation pour le joueur du défunt Chroniques d'Outre-Monde disait: "si le scénario traîne, pourquoi ne pas décider que votre PJ tombe amoureux de la Grande Méchante pour le faire rebondir?". Aucun joueur n'a jamais fait cela.

JP 
Et bien si j'en connais UN qui a décidé de tomber amoureux de ma grande méchante elfe drow!
Et le paladin de la troupe de surcroît!!
Et tu sais ce qui l'a fait craquer chez elle?

Le fait qu'elle se soit retournée pour lui sourire avant de se barrer et d'ordonner a ses troupes de hacher le groupe...
Je ne peux pas encore te dire comment va virer la situation, on a pas encore joué la suite :-))
Mais oui ça arrive d'avoir des joueurs qui sur des impulsions décident d'imposer un sentiment incontrôlé a un perso. 
C'est comme ce voleur qui s'est senti un jour une responsabilité pour un gosse des rues ou ce magicien 1er niveau qui n'a pas pu s'empêcher de dire aux grosses brutes d'arrêter d'embêter la serveuse etc..

> Tu trouverais logique que je force le personnage à tomber amoureux ?
On peut laisser le joueur décider ou le lui suggérer habilement, le joueur devrait normalement suivre au quart de tour!!
Maintenant si il ne veut pas.... c'est son perso non?
Romain DE SANTI 
>Aucun joueur n'a jamais fait cela.

Et si ça arrive!!
Pendant un moment j'ai masterisé du Mekton Z ,et j'avais réussi à mettre une telle ambiance (héroisme manga et soap opéra).
Tant et si bien que certains de mes joueurs trichaient (jets de volonté pour résister aux avances) pour tomber follement amoureux des filles qu'ils savaient acquises aux forces ennemies, rien que pour se mettre dans des situations encore plus poignantes!!(Bon là je les laissais tricher).

D'ailleurs ça a donné lieu à des situations excellentes dignes des meilleures séries B ( le héros se rend compte que le meccha [robot géant] avec lequel il se bat est piloté par la fille dont il est amoureux, il perd tous ses moyens, gros dialogue émouvant et sirupeux entre les deux, mais le combat reprend quand même. 
Le héros incapable de se battre se laisse consciemment attaquer, c'est son meilleur ami qui le sauve en tuant la fille (elle n'est pas vraiment morte en fait!). Le Héros lui en veut pendant longtemps etc.

Comme toutes les histoires d'amour c'est interminable!!!)
Moi je dis il faut obliger les PJs à tomber amoureux, c'est excellent pour le roleplay. Perso chaque fois qu'un PJ devient trop insensible ou une véritable machine à tuer, je lui colle une histoire d'amour (ca peut aussi être un petit orphelin qui le prend comme père etc. les possibilités ne manquent pas!)
il change généralement du tout au tout et devient limite guimauve ( c'est à ce moment là qu'il faut faire dégénérer l'histoire d'amour :)))

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Vieux persos

Le Fan
Un personnage qui a 25 ans au moment de sa création et qui a toujours 25 ans après une centaine d'aventures, c'est un peu étrange, non ? Sauf à parler des perso Vampire-like. 

L'âge est une notion relative, notamment en Med-fan (Elfe, Nain, ...).
Je pose la question pour des personnages qui auraient vieilli de manière significative. Par ailleurs, selon les systèmes de jeu, cela influence les caractéristiques physiques et les prouesses psychologiques.
Il ne s'agit pas de ça mais plutôt du rapport du joueur à son perso vieillissant.

La première fois que mon personnage fétiche a pris un coup de vieux...
J'ai été choqué. On a fait un rattrapage et le maître m'a annoncé l'âge canonique de mon guerrier... De beau, fort et intelligent il y avait pas deux minutes, le voilà-t-i pas devenu bedonnant, chauve ou presque, incapable de lever l'épée plus de six rounds d'affilée, et un brin miro... Nan j'vous jure faudrait pas vieillir.
(Sur cet exemple, ne me croyez pas sur parole, j'abuse pour la bonne cause ;-) )

Pour ceux que ça amuserait de raconter leur expérience de vieux perso :-) Personnellement, mes deux seuls croulants encore en vie sont de vénérables héros à AD&D (de 45 et 60 ans...) Etant donné leur âge avancé, j'ai modifié leur apparence, et calmé leur impétuosité. Faut dire qu'ils en imposent naturellement. ;o))

Ma question est donc aussi : avez-vous le souvenir d'avoir modifié plus ou moins votre façon de jouer avec vos personnages en fonction de leur âge ? N'est-ce pas vous plutôt qui avez pris de la bouteille ? Et fait glisser l'attitude de votre personnage ?

PS : au fait, pour faire vieillir un humain, nous ajoutons une année sur la feuille de personnage à la fin de chaque scénario. Bien sûr, ces mêmes perso peuvent mener des quêtes personnelles pour retrouver une seconde jeunesse...
Tiens, ça pourrait intéresser le Sieur Edouard pour son Barde, non ?

666 <cacedediCHEZclub-internet.fr>

Aux bout de 20 scénarios mes persos se suicident ...
A force de jouer avec c'est vraiment lassant, alors zou dans le trou ou une balle perdue, j'ai une préférence pour le saut sans élastique d'un building, pour les médfan essayez les précipices.
Faut pas chipoter pour les dommages, là on n'est plus à 100 mètres près...

Y'a juste un blème, pour In Nomine j'ai toujours pas trouvé de moyen, à part laisser mon ange poireauter pendant des millénaires dans le paradis je ne vois pas comment le tuer ( je sais les anges ne vieillissent pas )

F. Senault
J'ai deux expériences du genre. Une plus ou moins générique, et Ars Magica. De manière générale, j'aime bien commencer avec des personnages *adolescents* qui deviennent ensuite adultes, ce qui provoque aussi des changements intéressants. Un des personnages que je joue dans la Cave est la version vieillie d'un perso que j'ai joué sur table alors qu'elle avait 16 ans (et qui a joué jusqu'à ses 18 ans).

>N'est-ce pas vous plutôt qui avez pris de la bouteille ? Et fait glisser l'attitude de votre personnage ?
Bof. Je n'ai pas vraiment joué de personnage assez longtemps pour sentir cet effet, AMHA...

Sinon, pour en revenir au vieillissement du perso, rien de tel qu'Ars Magica, le seul jeu que je connaisse avec lequel les personnages évoluent plus hors du scénario que pendant. Et hors histoires, on compte en saisons, i.e. par périodes de quatre mois.

Mon expérience personnelle : nous avons joué quelque chose comme deux ans dans la réalité, et environ 60-70 ans dans le jeu. A un certain moment, les personnages ont commencé à comprendre que pour survivre, il leur faudrait allouer pas mal de ressources à la recherche des potions de longévité. Or, pour pouvoir faire ces potions, les mages ont besoin d'ingrédients rares, différents pour chaque personne, ce qui a entraîné pas mal d'aventures, et donc d'évolutions de la part du perso.

De plus, le glissement d'attitude est aussi en partie géré par le jeu : hormis le fait que, plus il vieillit, plus le mage doit passer de temps à préparer ses décoctions, il y a aussi au minimum un effet intéressant (dans l'optique du joueur, pas vraiment dans celle du perso) à l'utilisation de la potion : la stérilité... Ce dernier point à amené deux personnages de mon groupe à faire un enfant *sur contrat* juste avant de consommer la potion, pour assurer une descendance, et un potentiel apprenti...

Huf 

Un an par scénar, j'aurais comme même pas osé. On a plus l'habitude de faire un an par campagne ou si c'est des seulement des scénars en fonction de l'exp.

Sinon pour l'anecdote, à Kult j'ai fait un jour rajeunir physiquement (les connaissances ont pas bougés) un PJ d'une quinzaine d'années (il approchait la trentaine). Ou encore une fois à Runequest on a eu un perso mort-né, le joueur avait tiré plus de 74 ans, donc comme le préconise les règles il devait perdre des points d'attributs, pas de bol, quand il a tiré son avant-dernier point à enlever il est passé à zéro en constit, bye bye le perso.

Ylain

Bon, un exemple qui n'en est pas un : A Warhammer, suite à la Campagne Impériale, et 3-4 énormes scénarios, on avait des persos bien costauds. Là, le MJ nous quitte une longue année (service militaire dans la Marine) et quand il revient, il nous annonce, "je vous ai concocté une super campagne".
Là, je me dis chouette, j'ai pas encore étrenné ma cotte de mailles magique. Et on se retrouve avec sur les bras des petits jeunots de 17-18, les enfants de nos persos précédents, avec très peu de background en prime.
Résultat, on se plaignait tous de nos parents qui étaient chiants et tout, ça leur a donné un sacré coup de vieux même s'ils n'étaient plus que des PNjs !
Mon perso, un fringant jeune barbare est devenu un vieux de 40 ans (pardon aux rôlistes ayant atteints cet âge canonique ;o)) Middenmarshall et Prêtre d'Ulric, père distant et jamais là, ayant envoyé son fils en pension chez les prêtres

Antoine Bajolet

Avec mon MJ (et quand c'est moi qui suis MJ aussi), on tient un calendrier. Le perso est né à telle date, il vieillit en fonction.
Simple, efficace, et pas de contestation :-). Quant à la façon de le jouer, plus il vieillit, plus il radote. C'est normal, plus il est vieux, plus il a fait de scénarios et plus il peut en raconter aux nouveaux qui arrivent (en jeu, hein, pas de joueur à joueur ).

Mélange des générations

nathanael jouen <adresse inconnue>
... j'avais imaginé une fois une campagne contemporaine / cyberpunk, qui aurait commencée en 2000 pour se terminer en 2100, avec une conspiration au long cours. Et plusieurs fois dans la campagne, les joueurs doivent changer de persos : enfants du précédent, élève, ex-PNJ, mais tous les joueurs ne changent pas de persos en même temps. Les anciens PJs, si ils sont encore en vie, deviennent des contacts, voire des ennemis. Idem pour les méchants (le simple homme de main au premier épisode qui finit par devenir un des chefs).
Doit y avoir une bonne idée à développer...

math
C'est carrément génial à jouer et c'est ce qui fait tout le charme de Pendragon. En effet, le but de Pendragon est d'être amené à jouer le petit fils, voire plus, du perso d'origine. Quand tu connais la galère pour trouver un femme etc. mais le plaisir est réel. On rajoute à cela les passions familiales, et cela fait de Pendragon un des meilleur système de campagne. Dans Cthulhu c'est plus dur :-)

Finrod Felagund <adresse inconnue>
Arf.
C'est vrai que c'est un réel plaisir de jouer les enfants ou la famille d'un précédent PJ. En plus, ça ajoute à la profondeur du personnage. Ce qui permet au joueur de s'investir encore plus. Et au MJ de renforcer le background des vilains. 
Quand j'ai commencé Rolemaster, c'était avec la Guerre de l'Anneau. Mais une fois l'Anneau détruit, il a fallu se renouveler. J'avais trois joueurs réellement leaders et motivés sur les cinq. Alors, on est reparti au Deuxième Age, avec les ancêtres des héros de la campagne du Troisième Age. Et comme le principe a plu, on a balayé l'histoire des Terres du Milieu avec les descendants (ou à défaut les descendants des amis PNJ) de chaque joueur. Et on a évolué comme ça jusqu'au Quatrième Age (que j'ai développé moi-même).
Ces très grandes campagnes (trois âges = trois ans) furent les plus grands souvenirs de ma carrière rôliste. 

 

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