Les textes entre crochets soulignent les critiques personnelles.
Cette présentation n’engage que son auteur.
Backstab n°23 septembre-octobre 2000 prix : 25 F
84 pages (couverture I à IV incluse) + supplément Backstab+ 32 pages (4
scénarios + quelques trames)
10 pages de publicité
1/2 page de concours
1/2 page résultats des concours White Wolf et Premiers Âges
1,5 page de sommaire (général + critiques)
1 page d’abonnement
1 page de bon de commande des anciens numéros
1 page – Edito
[Patrick Renault est le nouveau rédacteur en chef et il vient avec son Ere du
Changement. Bon, c’est à mon avis davantage imputable au phénomène rentrée
scolaire qu’au milieu. Ou alors le moins qu’on puisse dire c’est que les
maladresses de Casus ont du bon parce qu’elles remuent (prétentieusement) le
petit monde. Le problème c’est que ça devient fatiguant de bouger tout le
temps.]
1/2 page – Courrier du lecteur
1 page – enfin !!!
[Et hop ! On commence d’entrée de jeu sur l’informatique
avec un Baldur’s Gate II. Une page pour donner une première impression sur le
jeu (l’auteur précise qu’il ne s’agit pas d’une critique). C’est
très superficiel bien sûr et c’est tout ce que je reprochais à la presse
ludirôliste car l’article finit sur un ‘reste à savoir si le scénario
tiendra toutes ses promesses’. Bref, plutôt que d’utiliser BG2 à des fins
JdR on se contente d’en parler un peu – (en fait
il n’y a rien à en tirer de cet article).]
5 pages – news – 43 brèves dont 1 entretien (Eric Liberge, dessinateur) et
1 tribune libre (" Didier Guiserix s’énerve sur les joueurs de JdR
et justifie par la même occasion les nouvelles tendances de
Casus ").
[Certaines brèves se limitent à une image commentée ou
un ragot dans un coin de colonne. C’est très fouillis et difficile à
survoler. Disons juste que moins d’une dizaine de brèves ne touchent pas
directement au JdR. ]
9 pages – report – Compte-rendu de la GenCon. C’est l’occasion de placer
29 critiques de jeux en anglais (dont 7 sur les cartes et les plateaux) assez
courtes ainsi que de nouvelles rumeurs / infos sur ce que préparent les
éditeurs anglo-saxons.
2 pages – entretien avec : Greg Stafford parle d’Hero Wars et de sa
société.
3 pages – Trouver Objet Caché – rubrique généraliste sur la musique, la
BD, les romans, les films, etc. L’ensemble est présenté sous forme de
brèves.
2 pages – entretien avec : Philippe Druillet (dessinateur).
6 pages – dossier : Donjons & Dragons : historique, tour d’horizon.
Entretien avec Ryan Dancey (vice-président de Wizards of the Coast), avec
Dominion Games. Dérive sur les JdR libres. Aide de jeu sur l’optimisation
réglementaire de son personnage pour la 3ème édition.
15 pages – critiques JdR, dont 3 pages pour le Player’s Handbook de la 3ème
édition de D&D, 2 pages sur Hero Wars, 1 page sur Premiers Âges et 1 sur
Zombies et tout le reste est au format coup d’œil (1/4 de page en général).
Au total ce sont 32 produits qui sont passés en revue.
8 pages – critiques jeux vidéo – 10 jeux sont traités, qu’ils aient ou
non un rapport (lointain) avec le JdR.
2 pages – critiques jeux de plateau – 6 titres variés : plateaux mais
aussi cartes et jeux avec figurines.
2 pages – pour la petite histoire – petit cours sur la chevalerie.
[En 2 pages, la vie du chevalier est résumée ainsi que
son armure. C’est davantage un texte d’ambiance. Il y a
de bonnes précisions sur les idées reçues mais c’est encore trop peu
synthétique. L’inspi JdR parquée dans son coin ne fait qu’acte de
présence.]
2 pages – les bons conseils de Francis – aide de jeu sur la dramatisation en
JdR.
[Je trouve que ce genre d’articles est intéressant mais
il manque de profondeur. Les différentes approches sont trop survolées pour
plonger le lecteur dans l’ambiance. Pourtant les inspirations (pour D&D
mais facilement exploitables ailleurs) sont autant d’idées de scénarios
intéressantes. Alors finalement, c’est bien de pages supplémentaires que
manque l’article.]
6 pages – figurines – chronique des jeux de bataille à base de
figurines : nouveautés, rapport de bataille, 4 armées composées pour le dernier codex
GW, des règles
supplémentaires pour une campagne de Demonworld.
4 pages – communauté – calendrier des manifestations, fanzines,
illustrations amateurs, quelques petites-annonces.
CONCLUSION
- 5 pages publicitaires en moins
- les aventures de Marcel le Paladin passent à la trappe (pour ce
coup-ci ?)
[Backstab est sorti très en retard. Halloween Concept qui nous bassine depuis plusieurs mois avec ses
problèmes internes va finir par arriver à cours d’excuses pour expliquer ces
retards plus ou moins importants. D’autant que cette situation ne doit pas
leur être profitable – pas plus qu’à nous.
Pour nous, le problème est que l’on se retrouve à acheter les 2 magazines le
même mois, laissant un creux bimestriel qu’on nous épargnait jusqu’alors.
Pour eux, le problème est qu’il se retrouvent en concurrence d’autant plus
directe avec CB que leur parution est quasi simultanée.
Passons sur ces considérations d’organisation et de gestion. Sur la forme, BS
supporte la comparaison avec CB mais le luxe de ce dernier accentue le côté
" pauvre " du magazine ; en ce sens CB relève la
barre. Le nouveau BS est un magazine très souple au papier très fin et aux
pages agrafées. La maquette est vraiment très bordélique, particulièrement
dans les pages de brèves et dans l’agencement de ces dernières. La
coloration de fond de page des différentes rubriques est une très bonne idée
parce qu’elle apporte une ambiance, mais les polices de caractère (trop
grasses) et les niveaux de titre laissent à désirer. Le manque d’homogénéité
n’est pas spécialement une qualité non plus . Quant à
la relecture… vous trouverez des perles dans le sommaire : " Dongeons
& Dragons " ou encore : " jeux de roles ",
ou encore le magnifique : " on vous avez promis… ".
Le gros avantage c’est le style d’écriture complètement à l’opposé de
celui de CB – ouf !
Sur le fond c’est autre chose car du jeu de rôle il y en a ! Beaucoup de
critiques (effet GenCon) et quelques aides de jeu. Ce n’est pas encore la
panacée parce qu’il semble que les magazines hésitent avec le format de ces
dernières : pourquoi faire court quand il y a matière à développer pour
le bonheur des lecteurs ? La chevalerie, l’aspect tragique d’un
scénario ou d’un personnage c’est bien, mais en 2 pages c’est plus
cosmétique que fondamentalement utile.
A la limite, une augmentation de la pagination en faveur de ces aides serait
plus intéressante que 8 pages de critiques de jeux vidéo déjà lues ailleurs.
Du coup, on se retrouve avec un magazine de critiques (bien), d’infos (bien)
et un additif scénaristique détaché (bien).
Mais au niveau créativité c’est un peu le néant. Au risque de faire un
mauvais jeu de mot, BS pourrait développer ses cultures de l’imaginaire :
pas en parlant de n’importe quoi mais en approfondissant les articles sur les
différents niveaux du JdR, en proposant des morceaux de background, des pièces
de campagne, pourquoi pas des one-shot en encart ? Bref, du concret !
Sur les scénarios, 4 c’est déjà pas mal et c’est surtout bien complété
par les inspirations maisons de la page 32 du livret (pas mal du tout) qui ont
gagné en consistance et les diverses notes du même genre que l’on peut
retrouver dans les articles du magazine.
Alors, la question c’est : une fois le blocus de la GenCon passé que
va-t-il nous rester ? Des pages en moins ? Des pub en plus ? Des
jeux vidéo en plus ? Ou bien du JdR en plus ?]
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